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03 10 2017

Le Chalet Mauriac fêté par ses résidents

Par Nicolas Rinaldi


Le Chalet Mauriac fêté par ses résidents

Photos : Alban Gilbert / Écla

Du jeudi 28 au samedi 30 septembre, le village de Saint-Symphorien a vécu au rythme des célébrations du cinquième anniversaire des résidences d’écritures du Chalet Mauriac, organisé par Écla. Retour sur trois journées de rencontres et d’échanges.

Venus de Bordeaux, Paris ou ailleurs, les auteurs défilent le long du sous-sol de la gare Saint-Jean. Certains se retrouvent, d’autres se cherchent. Ce jeudi 28 septembre, ils sont 67 à répondre à l’appel de Saint-Symphorien pour fêter le cinquième anniversaire des résidences d’écritures du Chalet Mauriac, où chacun y a vécu un ou plusieurs temps de création.
 
De retour en terre paroupiane, les résidents sont accueillis "avec bonheur" par Guy Dupiol. Le discours de l’édile précède celui, plus intimiste, qu’Anne Duprez prononce la nuit tombée au Cercle Ouvrier, bar associatif tenu par Jean-Marc et ses amis, fréquenté par nombre d’auteurs passés au Chalet. La spécialiste de Claire Mauriac remercie de manière vibrante Aimée Ardouin, coordinatrice des résidences du Chalet Mauriac, pour l’accueil qu’elle a réservé à tous ceux passés dans la maison d’enfance mauriacienne. Les courts métrages de Laetitia Daleme et Christophe Pellet projetés, la soirée de retrouvailles s’achève tranquillement.



D’ordinaire si paisible, le bourg de Saint-Symphorien – et ses quelque 2000 habitants – s’anime d’une étonnante effervescence toute la journée de vendredi. Pour cause, plus de 450 scolaires des pays paroupian et bazadais y bénéficient de temps de médiation. Avec des auteurs dont les œuvres ont été étudiées en classe, des réalisateurs présentant leurs courts métrages et une équipe d’Écla initiant ces jeunes publics aux métiers du livre. Après la réussite de ces rencontres, le village – et ses habitants d’un week-end – se retrouve devant la lecture dessinée d’Ernesto de la bédéiste Marion Duclos. Derrière le pupitre, Romuald Giulivo bouleverse l’auditoire, citant notamment des passages du Trésor de la guerre d’Espagne de Serge Pey.



La fête prend le pas sur l’émotion dans le parc du Chalet Mauriac où Alain Rousset revient sur la "lourde décision" pour la Région de racheter la propriété et de faire du lieu un espace d’accueil pour les auteurs. Un "succès cinq ans après" au regard des "160 résidents accueillis", rappelle Pierre-Henri Arnstam, président d’Écla. Passés les discours et un cocktail fort apprécié, les planches du Cercle Ouvrier brillent de mille feux…
 
À l’instar du regard des fêtards de la veille, le temps est brumeux ce samedi matin. Des conditions qui ne découragent pas la dizaine de curieux venus participer à la balade littéraire menée par Anne Duprez sur les pas de Claire Mauriac. De son côté, la médiathèque Jean Vautrin accueille de nombreux résidents et Paroupians venus échanger avec Stéphane Servant, auteur de Sirius. La journée se poursuit avec d’autres temps publics : le duo lecture et danse Rhizomique par Donatien Garnier et Gaël Domenger, la projection des Oiseaux de passage d’Adrien Charmot et enfin celle d’Ava, film de Léa Mysius accompagné par Écla et primé SACD de la Semaine de la critique cannoise.



Une poignée d’irréductibles prolonge la soirée jusqu’au lendemain et le départ matinal pour Bordeaux, où les résidents ne se cherchent plus après trois jours de rencontres et d’échanges.

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