Entretiens > Au Chalet Mauriac 2019

05 06 2019

Approfondir la relation avec un lieu pour mieux approfondir la relation avec un texte

Propos recueillis par Olivier Desmettre


Approfondir la relation avec un lieu pour mieux approfondir la relation avec un texte

Photo : Élisabeth Roger / ALCA Nouvelle-Aquitaine

Déjà résidente en 2016 afin de travailler à sa traduction en estonien de Mort à crédit de Louis-Ferdinand Céline, Heli Allik est revenue au printemps à Saint-Symphorien, à l’invitation cette fois du Chalet Mauriac. Une volonté originale de maintenir les liens établis avec les résidents. Mais ils sont déjà nombreux à avoir été accueillis et il faut faire un choix. Lequel, cette année, s’est porté sur la traductrice, qui n’a pas mis longtemps à accepter de retourner dans ce lieu qu’elle affectionne particulièrement et où, tandis qu’au-dehors la roseraie de Claire Mauriac a retrouvé sa place au pied du chalet, elle poursuivra son travail en cours sur Les Bienveillantes, de Jonathan Littell, paru en 2006 aux éditions Gallimard.  Pour passer de la brutalité du mal à la beauté d’une rose, il faut faire plusieurs pas sur des chemins que la traductrice connaît bien désormais.  


Qu’est-ce qui vous a conduit à travailler sur ce roman Les Bienveillantes ?
 
C’est un texte qui s’intéresse à quelque chose de très important. Dans le récit d’une guerre ou d’un conflit, le point de vue, d’habitude, est celui de la victime. Mais Jonathan Littell se met dans la tête d’un officier nazi, SS-Obersturmbannführer Max Aue. Dans ses entretiens, il cite souvent ces phrases de Georges Bataille : « Nous ne sommes pas seulement les victimes possibles des bourreaux : les bourreaux sont nos semblables. Il faut encore nous interroger : n’y a-t-il rien dans notre nature qui rende tant d’horreur impossible ? Et nous devons bien nous répondre : en effet, rien. » Les bourreaux continuent d’apparaître dans chaque coin du monde, les victimes continuent de remplir les livres, mais cela ne résout pas vraiment la question du mal. Parce que, comme dit encore Bataille dans ce même texte : « Il y a, dans une forme donnée de condamnation morale, une façon fuyante de nier. On dit en somme : cette abjection n’aurait pas été s’il n’y avait eu là des monstres. Dans ce violent jugement, on retranche les monstres du possible. On les accuse implicitement d’excéder les limites du possible au lieu de voir que leur excès, justement, définit cette limite. Et il se peut sans doute, dans la mesure où ce langage s’adresse aux foules, que cette enfantine négation semble efficace, mais elle ne change rien au fond ».
 
Littell a travaillé en Bosnie-Herzégovine, en Tchétchénie, au Congo, au Rwanda, et des bourreaux, il en a côtoyé souvent. Mais il laisse pourtant son protagoniste dire : « Si vous êtes né dans un pays ou à une époque où non seulement personne ne vient tuer votre femme, vos enfants, mais où personne ne vient vous demander de tuer les femmes et les enfants des autres, bénissez Dieu et allez en paix. Mais gardez toujours cette pensée à l'esprit : vous avez peut-être eu plus de chance que moi, mais vous n'êtes pas meilleur. Car si vous avez l'arrogance de penser l'être, là commence le danger. » C’est une question éminemment sensible et difficile, mais je pense que pour éviter ce « danger », pour éviter les malheurs à venir, il est peut-être bien de regarder l’être humain en face et se regarder en face soi-même, avec ce livre. Le style très particulier de Littell donne une force à tout ce qu’il écrit. Comme il le dit dans sa lettre pour ses traducteurs, ce qu’il faut rechercher c’est « une sorte de transparence au réel, un effacement derrière ce qui est dit ou décrit, ce que Blanchot, peut-être, appelait le neutre. » Parce que : « Les bourreaux n'ont pas de parole, ou alors, s'ils parlent, c'est avec la parole de l'État. »
 
 

"Je crois fermement que pour les lecteurs qui ne les connaissent pas et ne veulent pas les déchiffrer, ils fonctionnent néanmoins comme des éléments musicaux précieux, qui donnent toute sa tonalité obsessive et presque métallique au texte."

 
 
Du point de vue de la traduction, de par cette neutralité et cette transparence, d’où sont absents les procédés qu’on appelle « poétiques », les difficultés ne viennent pas du style, à partir du moment où vous avez trouvé ce que l’auteur appelle la voix, le ton. Elles sont plutôt du côté de la terminologie militaire et historique, qui demande une bonne documentation — même si une grande partie doit être conservée en allemand, parce que, comme dit l’auteur : « Je crois fermement que pour les lecteurs qui ne les connaissent pas et ne veulent pas les déchiffrer, ils fonctionnent néanmoins comme des éléments musicaux précieux, qui donnent toute sa tonalité obsessive et presque métallique au texte. » Mais une fois que vous êtes certaine du terme recherché, il y a moins d’interrogations que, par exemple, avec Céline où les doutes vous poursuivent infiniment, en raison d’un langage oral qui est en même temps poétique. Ce texte est déjà bien connu et apprécié en Estonie dans sa traduction anglaise. Il a suscité de nombreux débats et même fait l’objet d’une adaptation théâtrale, alors il ne m’a pas été difficile de trouver un éditeur. Je dois lui remettre le texte au printemps 2020.
 
 
Quels livres, en dehors certainement des dictionnaires, sont sur votre étagère et vous accompagnent en ce moment dans ce travail ?
 
Quelqu’un qui s’intéresse beaucoup à la Seconde Guerre mondiale, et qui a su que je travaillais sur ce livre, m’a donné deux vieux journaux manuscrits de soldats estoniens du côté allemand. Ils me permettent de me familiariser avec la terminologie militaire, mais surtout de mieux comprendre et sentir, même à travers leur vieux papier et leur écriture unique, ce que pouvait penser un soldat sur le front. Une possibilité extraordinaire d’entrer dans sa conscience.
 
J’ai aussi découvert, dans une traduction estonienne réalisée par un amateur apparemment plutôt proche de ses idées, le livre La Campagne de Russie de Léon Degrelle1, dont Littell s’est beaucoup inspiré pour son personnage. Et même si ce texte ne m’apparaît pas comme un chef-d’œuvre, il m’aide lui aussi à mieux comprendre la perception possible du monde d’un haut responsable nazi. À cela s’ajoute aussi le livre de Littell lui-même sur Degrelle, une sorte d’analyse philosophique du langage de celui-ci. Il y a également des textes de Maurice Blanchot et Georges Bataille sur les relations de l’être humain avec le mal et la littérature – une sorte de fond pour le roman. Toutes sortes de livres et documents concernant la guerre. Et puis je regarde les enregistrements, surtout du procès de Nuremberg, mais il y en a bien d’autres où l’on voit apparaître Adolf Eichmann, Hans Frank, Hermann Göring, Ernst Kaltenbrunner, Albert Speer et beaucoup d’autres. Ces hommes sont tous dans le livre. Et les voir gesticuler, les entendre parler, observer leur mimique, tout cela, dans l’ensemble, rend cette machine infernale plus compréhensible (et peut-être, à la fin, aussi la traduction plus fidèle).  
 
 

"Il y a des endroits où je n’ai pas envie de revenir, parce que je n’y vois pas davantage d’intérêt. Or ici j’ai l’impression d’approfondir la relation avec ce lieu."

 
 
En arrivant ici, vous connaissiez déjà le chalet et son fonctionnement. Qu’est-ce que cela change pour vous de revenir dans un lieu familier ? En quoi cela influe-t-il peut-être même sur votre travail ?
 
Quand je suis venue pour la première fois, malgré mes recherches préalables, j’arrivais dans l’inconnu, avec un peu d’appréhension. Comme toujours quand tu vas à l’étranger, tu ne sais pas si tu vas te plaire dans le lieu, avec les autres, etc. Pourtant, avant même d’arriver ici, quand j’ai été accueilli à Bordeaux, j’ai su immédiatement que tout allait bien se passer… Et puis, ensuite, le cadre m’a sidérée. Idéal pour moi. La forêt, une vieille maison… Mais la question est : qu’est-ce que cela change ?
 
Certes il y a la familiarité, mais parfois elle peut être ennuyeuse. Il y a des endroits où je n’ai pas envie de revenir, parce que je n’y vois pas davantage d’intérêt. Or ici j’ai l’impression d’approfondir la relation avec ce lieu. Je me sens plus calme, et je me concentre encore mieux. Je fais tous les soirs une longue balade dans la forêt et, comme je connais tous les sentiers, j’arrive à m’oublier dans cette monotonie. À être dans une profonde méditation. J’en ai besoin et, bien sûr, c’est bon pour le travail aussi.
 
 
 
1 (1906-1994) Homme politique belge, fondateur du « Front populaire Rex », de tendance nationaliste et fasciste, il crée la légion Wallonie en 1941, qui collabore avec l’Allemagne. Après la guerre, il gagne l’Espagne où il publie de nombreux livres de souvenirs et de politique, notamment La Campagne de Russie.

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  • Sügavamatest suhetest kohaga võib sündida sügavam tekst

    Heli Allik, kes viibis Chalet Mauriacis 2016. aasta märtsis-aprillis ja tõlkis eesti keelde Louis-Ferdinand Céline’i romaani „Surm järelmaksuga“, on 1. aprillist kuni 13. maini taas Sant-Symphorienis, sedakorda loomemaja kutsel. Sel originaalsel viisil hoitakse siin endiste residentidega tekkinud suhteid. Kuid kuna kirjanikke, režissööre, stsenariste, kunstnikke ja tõlkijaid on Chalet’ katuse all vastu võetud juba päris arvukalt, tuli langetada valik. Ning sel aastal osutus õnnelikuks tõlkija, kel ei läinud kaua, et kutse vastu võtta ja tulla tagasi paika, mis on talle eriti südamelähedane. Loomemaja ees on parajasti taastatud Francois Mauriaci ema Claire Mauriaci roosipeenar ning Heli Allik jätkab ta oma tööd Jonathan Littelli romaaniga „Eumeniidid“ (kirjastus Gallimard 2006). Et liikuda kurjuse brutaalsusest roosi iluni, tuleb kõndida pikkadel teedel, mis on tõlkijale nüüdseks hästi tuttavad.

    Intervjueeris Olivier Desmettre.
     

    Mis ajendas teid seda raamatut tõlkima?

    Heli Allik: See on tekst, mis tegeleb millegi väga olulisega. Sõdu ja konflikte käsitletakse ilukirjanduslikes tekstides enamasti ohvri vaatepunktist. Aga Jonathan Littell kujutab end Saksa armee ohvitseri SS-Obersturmbannführer Max Aue teadvusse. Oma intervjuudes tsiteerib autor tihti neid Georges Bataille’ sõnu: „Me ei ole ainult timukate võimalikud ohvrid: timukad on meiega sarnased inimesed. Me peame endalt küsima: kas meie olemuses on midagi, mis seesuguse õuduse võimatuks muudaks? Ja me oleme sunnitud vastama: ei, tõepoolest mitte midagi.“ Üle kogu maailma ilmuvad välja ikka ja jälle aina uued timukad, uued ohvrid täidavad jätkuvalt uusi ja uusi raamatuid, aga see ei lahenda tegelikult kurjuse küsimust. Sest nagu ütleb veel Bataille juba tsiteeritud tekstis: „Antud moraalses hukkamõistus peitub teatav varjatud eitus. Sisuliselt öeldakse: sellist õudust poleks olemas olnud, kui poleks olnud koletisi. Seesuguse vägivaldse jaotusega välistatakse koletised võimalikkusest. Neid süüdistatakse kaudselt võimalikkuse piiride ületamises ja ei nähta, et just asjaolu, et nemad selle piiri ületavad, piiri enda defineeribki. Ja võib-olla paistab see lapsik eitus, kuivõrd see kõnetab masse, mingil kombel tõhus, aga olemuslikult ei muuda see mitte midagi.“ Jonathan Littell on töötanud Bosnia-Hertsegoviinas, Tšetšeenias, Kongos ja Rwandas, ja timukaid on ta näinud arvukalt. Aga ta laseb sellegipoolest oma peategelasel öelda: „Kui te olete sündinud niisuguses riigis või niisugusel ajal, et keegi ei tule teie naist ega lapsi tapma ega isegi mitte nõudma, et te tapaksite teiste naisi ja lapsi, siis tänage Jumalat ja minge rahus oma teed. Kuid ärge unustage: teil võib olla minust rohkem õnne, aga te ei ole parem inimene. Ja kui teil siiski jätkub jultumust arvata, et olete, siis just see on see koht, kus varitseb oht.“ See on väga tundlik ja keeruline küsimus, aga mulle näib, et selleks, et seda „ohtu“ ära hoida, et hoida ära tuleviku õnnetusi, on võib-olla hea vaadata inimesele otsa ja vaadata otsa iseendale – mida see raamat aitab teha.

    Littelli eriline stiil muudab tema kirjutatu sisendusjõuliseks. Nagu ta ütleb oma kirjas tõlkijatele, on see, mida tuleb taotleda, teatav „läbipaistvus reaalsuse suhtes, tühjus öeldu või kirjeldatu taga, see – võib-olla –, mida Blanchot nimetas neutraalsuseks.“ Sest: „Timukatel ei ole sõnu, või kui nad räägivad, siis ainult nende sõnadega, millega räägib Riik.“

    Mis puudutab tõlkimist, ei tulene selle raskused, just nimelt tänu sellele neutraalsusele, sellele läbipaistvusele keeles, kust pealiskaudsel vaatlusel peaaegu puuduvad „poeetilised võtted“, nii väga stiilist – kui kord see, mida autor nimetab „hääleks“ või „tooniks“, on tõlkijal käes. Pigem nõuab põhjalikku uurimistööd ajalooline ja sõjaline terminoloogia – isegi kui suur osa termineist peab jääma saksa keelde, sest, nagu ütleb autor: „Ma olen veendunud, et ka lugejate jaoks, kes nende tähendust ei tunne ja keda ei huvita nende dešifreerimine, töötavad need sellegipoolest tekstile vajalike elementidena, tänu millele see omandab kogu oma painajaliku ja peaaegu metalse tonaalsuse.“ Aga kui sa juba kord oled otsitud sõnas kindel, jääb ebakindlust vähem kui näiteks Céline’i juures, kus kahtlused kummitavad sind selle korraga suulist registrit ja poeetilist tihedust kokku sulatava keele tõttu igavesti.

    Littelli romaan on Eestis tänu inglisekeelsele tõlkele juba hästi tuntud ja kõrgelt hinnatud. Sellest on tõuke saanud mitmesugused arutelud ja sündinud isegi teatrilavastus – seetõttu ei olnud kirjastusel küsimust, kas hakata raamatut tõlkima. Tõlge tuleb üle anda kevadel 2020.


    Missugused raamatud – lisaks kindlasti sõnaraamatutele – on praegu teie riiulil? Mis raamatud teid töö praeguses etapis saadavad?

    Üks II maailmasõja sõja vastu sügavat huvi tundev inimene, kes kuulis, et ma töötan selle romaani kallal, andis mulle kahe Saksa poolel sõdinud Eesti sõduri päevikud. Tänu neile saan end veelgi paremini kurssi viia sõjaterminoloogia ja -olustikuga, aga rohkem veel aitavad need paremini mõista ja tunda – isegi juba oma vana kollase paberi ja nende päriselt elanud sõdurite kordumatu käekirja läbi –, mida võis tähendada rindelolek. See on ootamatu võimalus siseneda teataval kombel sõjas osalenu teadvusse.

    Samuti leidsin eestikeelses tõlkes, mille autor on keegi, kellele belglase ideed paistavad olevat küllaltki südamelähedased, Léon Degrelle’i raamatu „Kadunud leegion“ – Littell nimelt ammutas oma tegelaskuju Max Aue loomises Degrelle’ist palju inspiratsiooni. Ja isegi kui see tekst ei tundu mulle olevat just kõige võimsam šedööver, aitab see mul paremini mõista kõrge natsisõjaväelase võimalikku maailma. Sellele lisandub Littelli enda kirjutatud ja Degrelle’i käsitlev raamat „Kuiv ja niiske“ („Le Sec et l’humide“) – see on essee, Belgia poliitiku keele filosoofiline analüüs. Ja veel on Maurice Blanchot’ ja Georges Bataille’ tekstid inimese suhte kohta kurja ja kirjandusega – need moodustavad kogu romaanile teatavat sorti fooni. Siis üleüldse kõikvõimalikud raamatud ja dokumendid II maailmasõja kohta. Ja lisaks vaatan ma internetist salvestusi – kõige rohkem Nürnbergi protsessi omi, aga on veel palju teisi –, kus on üles võetud Adolf Eichmanni, Hans Franki, Hermann Göringit, Ernst Kaltenbrunnerit, Albert Speeri ja teisi Saksa armee tähtsamaid ja vähemtähtsaid figuure. Kõiki neid võib kohata „Eumeniidide“ lehekülgedel. Ja näha nende žeste, kuulata nende kõnet, jälgida nende miimikat – kõik see kokku muudab selle põrguliku masina toimimise mulle päev päeva haaval mõistetavamaks (ja võib-olla lõpuks tõlke usaldusväärsemaks).


    Seekord olete Chalet Mauriaci ja selle eluga juba tuttav. Mis nüüd on siiatuleku juures teisiti? Ja naasta tõlkima kohta, kus sa olete juba viibinud – kas sel on mingi mõju ka teie tööle?

    Kui ma esimest korda siia tulin, olin ma loomulikult enne selle maja kohta veidike uurinud, aga siiski tekitas tundmatus ka veidike kõhedust. Nagu alati, kui sa lähed võõrasse kohta – sa ei tea, kuidas sa tunned end selles paigas, nende inimestega, ja nii edasi. Aga isegi juba enne Saint-Symphorieni külla jõudmist, kui mulle Bordeaux’s vastu tuldi, teadsin kohe, et kõik läheb ainult hästi... Ja siis jahmusin ma hoonet nähes. See oli minu jaoks midagi täiesti ideaalset. Mets, park, vana maja... Aga küsimus oli ka: mis on nüüd teisiti? Loomulikult on nüüd kõik tuttav, aga vahel võib selline asi lõpuks tekitada ka tüdimust. On paiku, kuhu sa ei tunne tingimata vajadust enam tagasi minna, sest näib, et avastada pole enam mitte midagi – ei ole võimalik kuhugi edasi minna. Aga siin on mul tunne, et mu suhted muutuvad selle kohaga veel sügavamaks. Ma olen rahulikum, ma keskendun veel paremini. Ma teen igal õhtul pika jalutuskäigu metsas ja kuna ma tean kõiki radu, õnnestub mul vahel end selles monotoonsuses täiesti unustada. Justkui kusagil ära käia. Mul on seda vaja, ja ma arvan, et see mõjutab positiivselt ka tööd.
     

    Léon Degrelle (1906–1994) oli natsionalistlike ja fašistlike vaadetega Belgia poliitikategelane, partei Front populaire Rex looja, kes rajas 1941. aastal ka sakslastega koostööd teinud Valloonia Leegioni. Pärast sõda põgenes Degrelle Hispaaniasse, kus ta avaldas mitmeid poliitikteemalisi teoseid ja mälestusteraamatuid, nende hulgas ka „Kadunud leegioni“. (Olivier Desmettre)

     

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