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04 09 2017

"Une bulle émancipatrice pour la création"

Propos recueillis par Nicolas Rinaldi


Photo : Élisabeth Roger / Écla

Parmi les premiers auteurs à effectuer une résidence d’écritures au Chalet Mauriac, en 2013, la traductrice hongroise Ágnes Tótfalusi revient sur cette période "heureuse". Un entretien qui ouvre la série de rencontres célébrant le cinquième anniversaire des résidences d'écritures du Chalet Mauriac.

 
Quels projets avez-vous développés au Chalet ?

Lors de ma résidence au Chalet Mauriac, en juin et juillet 2013, j’ai traduit Csillag de Clara Royer, paru en 2011 aux édtions Pierre-Guillaume de Roux (Paris). Le livre a été publié en hongrois à l’automne 2013 chez Geopen (Budapest). Csillag raconte l’histoire d’une duperie, d’une enquête et d’une recherche d’identité entre une grand-mère et sa petite-fille.

 
Quels souvenirs ont marqué vos résidences ?
 
Au-delà du cadre de travail exceptionnel qu’offrent le Chalet Mauriac et son parc, la première richesse des résidences sont tous les échanges avec les autres auteurs. Beaucoup ont d’ailleurs débouché sur de réelles amitiés, avec des artistes comme Claudine Aubrun, Souad El Bouhati. Mais aussi avec Aimée Ardouin, qui s’occupe des résidences pour Écla, et le village de Saint-Symphorien.

 
Qu’est-ce que le Chalet a apporté à votre création et à votre personne ?
 
Je travaille toujours chez moi, seule, dans mon appartement. J’ai été heureuse de passer un mois entier auprès d’auteurs français et immergée dans la vie de ce village aquitain. Bien que je suis contrainte de travailler seule en Hongrie, j’ai l’espoir de vivre de nouveau cette sorte de "bulle", coupée des mes habitudes et émulatrice pour la création.

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