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14 09 2017

"Les échanges sont essentiels"

Propos recueillis par Nicolas Rinaldi


Photo : Loïc Le Loët / Écla

Accueillie à trois reprises au Chalet Mauriac, dont les cinq ans seront célébrés les 29 et 30 septembre, l’écrivaine et traductrice Laurence Vilaine revient sur les rencontres précieuses pour sa création qu’elle a faites lors de ses résidences d’écritures.

 
Quels projets avez-vous développés au Chalet ?
 
Après la publication de mon premier roman, Le silence ne sera qu’un souvenir (publié en 2011 aux éditions Gaïa), j’ai effectué en 2014 une première résidence au Chalet Mauriac pour en écrire un deuxième. Ce furent deux mois de travail intense mais ce projet n’a pas abouti. Le texte sommeille aujourd’hui encore dans un tiroir. Finalement, un troisième roman, La Grande Villa, a quant à lui été publié.
 
C’est également lors de cette première résidence que j’ai connu Marion Duclos avec qui j’ai postulé à l’appel à candidature lancé dans le cadre du cinquième anniversaire des résidences d’écritures du Chalet. Nous avons ainsi travaillé au printemps sur le projet d’un film d’animation.

 
Quels souvenirs ont marqué vos résidences ?
 
L’accueil que réserve Aimée Ardouin, qui coordonne les résidences pour Écla, m’a toujours marqué. À l’instar de la présence de Chantal, qui vient tous les matins laver les draps, faire le ménage… Ce sont des petites rencontres quotidiennes qui apportent de la chaleur. Et qui sont vraiment très précieuses puisque la solitude que l’on recherche en résidence peut parfois être pesante. Avec les autres résidents, les échanges sont essentiels. Soit pour des instants de relâche où l’on ne parle pas forcément de travail soit sur les projets de chacun en cours.

 
Qu’est-ce que le Chalet a apporté à votre création et à votre personne ?
 
Lors des dernières résidences, j’ai pu travailler avec Marion Duclos sur le projet de film d’animation Un vendredi à Kitani. Marion étant bédéiste et moi-même écrivaine, la présence au même moment dans le Chalet de scénaristes nous a évidemment permis d’appréhender plus rapidement les spécificités d’un univers qui n’est pas le nôtre.
 
L’échange étant non seulement ma manière de vivre mais aussi celle de travailler, les résidences au Chalet Mauriac, qui permettent aussi un véritable travail collaboratif, sont toujours des moments privilégiés et fructueux pour la création.

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