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5 12 2014

« Game of Drones », une saga en devenir ?

« Game of Drones », une saga en devenir ?

Une première en Aquitaine, un atelier d’éducation à l’image consacré à l’un des appareils stars de l’actualité ces derniers temps, le drone. Organisé par l’agence Écla, dans le cadre du dispositif Passeurs d’images, « Game of drone »  est un atelier de formation inédit qui s’est déroulé du 27 au 31 octobre 2014 au Rocher de Palmer à Cenon réunissant le réalisateur Benoît Labourdette, une douzaine de jeunes de 13 à 34 ans avec leurs animateurs, les musiciens Guillaume Martial et Joël Riffard. Une semaine de tournage « pas comme les autres » où films et clips présentés le vendredi  31 octobre  au public partageaient un point de vue bien singulier, celui du drone…
 
Le drone, nouveau point de vue ?
Surprise de l’année dernière, le drone faisait partie des plus grosses ventes pour les fêtes de Noël, un succès confirmé par son évocation sans cesse renouvelée dans les médias. Mais à quoi sert un drone au juste ?  Au juste, difficile de lui définir une fonction établie mais ce qui est sûr, c’est qu’on peut en faire des choses avec un drone, un constat qui n’a bien sûr pas échappé à Benoît Labourdette1, auteur, réalisateur, producteur et enseignant à la Femis et précurseur en matière de projets numériques et techniques.
 
« De la même manière qu’en 2005, en fondant le Festival Pocket Films, j’ai proposé, à l’orée d’une technologie nouvelle, la caméra dans le téléphone, une réflexion en actes sur ses potentialités, il me semble tout aussi essentiel aujourd’hui de questionner la caméra dans le drone, en actes » explique ainsi ce dernier sur ce projet d’interroger drone et création. Après une première expérience au Centre Pompidou, cet atelier en Aquitaine animé par Benoît Labourdette faisait alors figure d’exclusivité en région. S’inscrivant dans le cadre de Passeurs d’images, dispositif d’éducation à l’image luttant contre l’exclusion culturelle coordonné en Aquitaine par Écla, « Game of Drones » a invité les quelques participants à déplacer leur regard au cœur de ce nouvel outil.
Réinterroger la question de l’écriture et du point de vue, tel était ainsi l’objectif de ces cinq jours de tournage au cours desquels, portraits, formes courtes et clips ont été tournés. Issus d’horizons divers (centres sociaux culturels, missions locales, associations…), les jeunes participant à cet atelier ont apprivoisé les drôles de drones et les ont alors utilisés comme des caméras, des caméras aériennes, singulières. Deux drones modèle basique amenés par Benoît Labourdette ont permis ce stage de formation ; l’une des difficultés était de gérer le temps et de ne pas faire trop de prises dans la mesure où les batteries des deux objets volants identifiés tiennent entre 10 et 17 minutes et nécessitent une charge d’une heure et demie.
Les jeunes ont pu apprivoiser ce nouvel objet technologique et numérique qui se démocratise de plus en plus, découvrir de nouvelles formes de narration et d’éditorialisation des contenus, enfin se familiariser au montage, à la mise en musique et la réalisation de clips-vidéos, le tout en équipe.

Les jeunes apprentis réalisateurs peuvent désormais rajouter cette nouvelle compétence à leur arc : à savoir utiliser un drone, un petit plus aujourd’hui peut-être nécessaire demain, à la réalisation d’un film.

L’atelier s’est achevé le vendredi 31 octobre par une soirée bonne enfant lors de laquelle ont été présentées toutes les vidéos réalisés par les jeunes, en présence de toutes les personnes intervenant : animateurs, musiciens et bien sûr Benoît Labourdette.