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11 09 2017

"Être nuit et jour porté à son film"

Propos recueillis par Nicolas Rinaldi


Photo : Loïc Le Loët / Écla

En résidence d'écritures à trois reprises au Chalet Mauriac, le réalisateur Fabien Gorgeart y a écrit Diane a les épaules, son premier long métrage, en salle le 15 novembre. Il revient, à l'occasion des cinq ans des résidences, sur l'importance du lieu pour sa création.

 
Quels projets avez-vous développés au Chalet ?
 
J’ai travaillé sur le même projet au cours de mes trois résidences au Chalet Mauriac, toutes ayant eu lieu en 2014. Il s’agit de mon premier long métrage, Diane a les épaules, dont j’ai écrit la première version dialoguée à la fin des résidences. Le film suit, le temps d’une grossesse, une femme qui porte un enfant pour deux hommes. Ce n’est pas un film militant, pro ou anti GPA, mais juste un portrait singulier d’une femme moderne.

 
Quels souvenirs ont marqué vos résidences ?
 
Les grandes marches, balades, dans le parc du Chalet m’ont profondément inspiré. Elles m’ont permis de me concentrer pleinement sur l’œuvre. À tel point que le personnage principal du film reprend certaines des habitudes qui étaient les miennes à Saint-Symphorien.
 
Être au Chalet Mauriac, ce sont aussi des rencontres. Avec Aimée Ardouin, qui coordonne les résidences pour Écla, et les autres auteurs présents avec qui j’ai partagé des échanges très concrets. Mais surtout une attitude de création. Le village de Saint-Symphorien est également très impliqué dans les résidences. Je me souviens notamment de la visite, menée par le maire, d’une ancienne gare de réparation de locomotives. Un lieu hors du temps, resté dans son jus, également très inspirant.

 
Qu’est-ce que le Chalet a apporté à votre création et à votre personne ?
 
Être en résidence me place dans un état de transe, d’hyper concentration sur mon projet. Le non-retour au quotidien et le rapport exclusif avec son travail sur une période courte et concentrée permettent d’avancer fortement une œuvre, d’être nuit et jour porté à son film. Le Chalet Mauriac m’a permis de découvrir cette situation de travail, que j’ai eu besoin de réitérer dans d’autres lieux.

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