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14 09 2017

"Disposer d’un temps dédié à l’écriture est essentiel"

Propos recueillis par Nicolas Rinaldi


Photo : Mélanie Gribinski / Écla

Parmi les premiers auteurs en résidence à Saint-Symphorien, Guillaume Trouillard a bénéficié d’un « précieux » temps d’écriture. Il revient sur cette période à l’occasion des cinq ans des résidences du Chalet Mauriac.

 
 
Quels projets avez-vous développés au Chalet ?
 
En résidence en septembre 2013, j’ai travaillé au Chalet Mauriac sur le projet d’une bande dessinée d’anticipation. La puissance des machines doublant tous les dix ans, il s’agit de décrire un monde assez proche, d’ici une vingtaine d’années, où un basculement s’opère : l’intelligence artificielle prend le pas sur l’ingénierie humaine. À partir de ce postulat, l’idée est d’écrire l’histoire d’un groupe de résistants qui essaie de s’extraire de cette sorte de surveillance technologique généralisée. Ils se montent en collectif révolutionnaire pour essayer de casser la « méga machine ».
 
Si la trame paraît classique, l’intention est originale puisqu’elle prend le contre-pied de la recherche du sensationnel que l’on est habitué à retrouver pour ce genre de production. L’œuvre étant chorale, avec des dizaines d’auteurs, le projet est par nature complexe. Il prendra la forme de petites nouvelles, dont l’action se situe dans des lieux épars et avec des personnages différents.
 
 
Quels souvenirs ont marqué vos résidences ?
 
L’image que je garde de cette résidence au Chalet Mauriac est celle du parc. Par chance, nous avions eu un mois de septembre particulièrement doux. J’étais le plus souvent dehors, à me balader à travers les pins centenaires.
 
Être au calme, coupé du flux de mes activités quotidiennes, m’a permis de me concentrer pleinement sur ce projet.
 
 
Qu’est-ce que le Chalet a apporté à votre création et à votre personne ?
 
Étant à la fois auteur et éditeur, j’ai une vie assez chargée par cette seconde activité. Pour la production d’une œuvre aussi complexe, avec de nombreuses ramifications, disposer d’un temps dédié à l’écriture est essentiel.
 
La résidence était également l’occasion de rencontrer d’autres auteurs, de domaines différents. Les échanges étaient sympathiques et instructifs, mais je n’ai pas fait la rencontre débouchant sur un projet commun. Peut-être à l’occasion d’une prochaine résidence, dont j’aurais surtout envie et besoin pour bénéficier de ce précieux temps d’écriture.
 

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