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07 09 2017

"Des échanges quotidiens riches"

Propos recueillis par Nicolas Rinaldi


Photo : Loïc Le Loët / Écla

Auteure incontournable de la littérature jeunesse, Claudine Aubrun est l’une des résidentes les plus prolifiques du Chalet Mauriac, où elle a séjourné à trois reprises, à la suite d'un partenariat entre Écla et le salon du polar Du Sang sur la Page. À l’occasion des cinq ans des résidences d’écritures du Chalet, elle revient sur les échanges partagés et le travail qu’elle y a accompli.

 
Quels projets avez-vous développés au Chalet ?

Lors de ma première résidence au Chalet Mauriac, en 2013, j’ai achevé le roman pour adolescents Dossier Océan (paru aux éditions Rouergue) et entrepris la rédaction d’une histoire pour enfants, Les Pattes noires. Ce dernier projet a pris corps lors d’une deuxième résidence en 2015. Le livre a été réintitulé Pas de pitié pour les pattes noires ! (illustré par Anne-Lise Combeaud, aux éditions Rouergue). Enfin, en juin dernier, j’ai commencé la rédaction du Monde à l’envers lors d’une dernière résidence à Saint-Symphorien. Dans cet ouvrage qui questionne le genre, les valeurs attribuées aux garçons et aux filles sont inversées. C’est un texte court, destiné à la collection Mini Syros, très populaire dans les classes.
 
 
Quels souvenirs ont marqué vos résidences ?

Dès la première résidence, j’ai trouvé l’accueil, l’environnement et l’accompagnement génialissimes, même si la cohabitation avec d’autres résidents n’était pas forcément évidente. Sans doute était-ce dû à la nouveauté de ces résidences d’écriture puisque les deux séjours suivants se sont extrêmement bien passés sur le plan humain. Des échanges quotidiens riches avec des auteurs d’horizons différents et aux méthodes de travail singulières ont permis de faire émerger de nouveaux projets et surtout de donner du sens à la résidence.
 
 
Qu’est-ce que le Chalet a apporté à votre création et à votre personne ?

Ma rencontre avec la scénariste Élina Gakou-Gomba, elle aussi en résidence cette année, a été très fructueuse. Sur le plan humain et en matière de création. Nous nous sommes en effet revu depuis et avons pour projet d’adapter Dossier Océan au cinéma. Les liens extrêmement forts avec le village de Saint-Symphorien, ses habitants, la médiathèque, les rencontres au Cercle ouvrier, sont également d’une très grande richesse pour créer.


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